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Forum on Internet Freedoms in Africa 2016. My testimony

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Through presentations and interventions at the Forum on Internet Freedom in Africa 2016 (FIFAfrica16),I learned about different ways Africanscountries are stifling citizens’digital rights. But the most important at this level is that through these presentations and experiences shared, I realized that the battle for Internet freedoms is as important as ever because internet shutdowns, abuses of courts of law, blockages of websites and content removals continue to find their place on the continent.

Coming from the Democratic Republic of Congo (DRC), I became aware of the work I have to do as an Internet freedom fighter and web activist once back home. Apart from that, I also realized the high level of danger faced byinternet users when their privacy or personal data are not protected by themselves and by intermediaries (Telecoms). We need to fight at all the levels, first against practices of telecoms who are ready to respond governments’ requests to release information of their customers and then, to call upon policy makers to enact laws that will reinforce rights of citizens to privacy and freedom of expression.

Access to the internet and internet freedomshould now become fundamental rights in African societies. At the same time, we should also fight the normalization of online violence against women and for gender equity in access to digital tools.

As suggestions to African governments, they should make efforts to put in place conducive legal frameworksfor the ICT sector. For instance, make laws that will not be restrictive of some rights as it’s the case nowadays. And also, they shouldincreasingly respect the rights of citizens to access  information, to freedom of expression and to privacy.To intermediaries (telecoms), I suggest they remain neutral and aim to protect the privacy anddata of users of their services despite pressure from government.

To us, as part of civil society, I will suggest to continue advocating for internet freedoms in law and in practice and to require other stakeholders to respect certain fundamentals rights. Civil society, through campaigns and advocacy must raise awareness among internet users of the needforresponsibility in their actions and usage of internet.

Finally, having attended two forums (2015 and 2016), I am proud to have networked and got connected to influencers andinternet freedomactivists in Africa and beyond. Thanks to the Collaboration on International ICT Policy for East and Southern Africa (CIPESA) and to all the partners for facilitating my attendance.

To follow the online discussion: #FIFAfrica16 @Cipesaug

Blaise Ndola (@BlaiseNdola)

Web activism/Communication/blogger

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A Goma, de l’électricité seulement pour les officiels

En RDC et plus particulièrement à Goma, nous avons souvent des problèmes d’électricité. Mais mon quartier est une exception. Il y a une rareté des coupures intempestives d’électricité. Sans doute grâce à la magie des officiels…

J’habite un quartier résidentiel de la ville de Goma. Nous sommes desservis en électricité par la même cabine électrique que la résidence de la première dame de la république. Trois autres hôtels de luxe, situés juste à côté, accueillent souvent des réunions et des conférences.

Leur présence dans la ville apporte des changements. Mais malheureusement, tous ces changements disparaissent après le passage des officiels. Sans suivre les informations à la radio, deux nuits successives dans le noir me suffisent pour savoir le départ du Raïs, de la première dame et des autres officiels de passage dans la ville.

Une série d’interrogations

Ces officiels sont-ils aussi électriciens et sont-ils de passage pour résoudre les pannes de la SNEL (Société nationale d’électricité) ?

Ce qui est sûr, c’est que dans mon quartier, la présence du Président de la république donne des moments de joie et de détentes avant que tout ne redevienne « normal » après son départ !

Vivre à côté des officiels, c’est la fête !

Cette situation s’observe aussi dans d’autres quartiers de la ville où habitent des officiels en permanence. Tous les voisins, citoyens ordinaires bénéficient de certains privilèges au détriment du bas peuple, qui paye le prix en subissant des semaines sans eau ni électricité.

Le secteur de l’électricité n’est pas le seul à s’améliorer avec la présence des officiels. Les routes aussi sont bien meilleurs. Elles redeviennent propres et bien arrosées afin d’éviter la poussière. Comme par miracle, les chantiers reprennent et des policiers s’alignent avec des tenues neuves sur chaque rond point.

Mon rêve serait que toute la province soit équipée d’électricité et de routes entretenues même quand il n’y a pas d’officiels de passage !

Blaise Ndola (@BlaiseNdola)

La version originale de l’article est sur le site HabariRDC sur le lien suivant: http://habarirdc.net/a-goma-de-lelectricite-officiels/

Un enfant père pret d'une pirogue. credit photo: Blaise Ndola

Rencontre avec des enfants « Pères ».

Un enfant père pret d'une pirogue. credit photo: Blaise Ndola

Un enfant père prêt d’une pirogue. crédit photo: Blaise Ndola

Le chômage devenu monnaie courante dans mon pays la République Démocratique du Congo, certains parents ne sont plus en mesure de répondre aux besoins élémentaires de leurs enfants. Des plus en plus des enfants ne vont plus à l’école et d’autres quittent leurs familles à « la recherche de la vie ». Ainsi, la rue peut désormais avoir des enfants. C’est sont ces enfants que j’appel ici des « enfants pères » car ils font ce que feraient leurs pères, en difficultés pour certains. Je suis partis à la rencontre de ces combattants.

@Blaisendola

Ce phénomène est rependu dans plusieurs pays africains, et mon pays ne fait pas exception. Durant mon séjour à Bukavu, dans la province du sud-kivu , je me décide de briser le silence et en parler. Pour ça, je m’arrête un instant, je constate sur la route un nombre si important des véhicules des services publics congolais, ONG locales et internationales avec la protection et l’éducation de l’enfant comme leur cheval de bataille. Cependant, je suis désolé de constater que les enfants non encadrés sont toujours aussi nombreux sur les rues où passent ces mêmes véhicules. Il fallait alors approcher certains de ces enfants pour savoir comment ils se sont transformés en pères avant l’âge.

Sur ma route je croise Pascal, un jeune garçon âgé de 12 ans. Bientôt une année qu’il travaille comme vendeur ambulant des beignets et des galettes pour des particuliers. Il doit donc faire le tour des 3 communes de la ville avec son petit bassin à la tète pour écouler sa marchandise. Pour un total de 7 jours, seule la recette du 7ème jour lui est rendue en totalité comme salaire. En moyenne, il peut recevoir 10 000 Francs Congolais (légèrement plus de 10$ USD) par semaine. Avec ça, il peut se payer des habits, et économiser un peu d’argent pour espérer revenir un jour à l’école et poursuivre ses rêves. Il affirme avoir quitté son village de Kabare vers le nord de la ville avec beaucoup d’autres enfants en âge d’école, mais sans moyens financiers pour y aller et tous maintenant entrain de travailler dans la ville.

Marché de Mashinji au sud Kivu à Bukavu. credit photo: Blaise Ndola

Marché de Mashinji au sud-Kivu à Bukavu. crédit photo: Blaise Ndola

Au courant de la même journée, je me décide de visiter un autre endroit et voir ce qui s’y passe. C’est ainsi, que je me retrouve dans un marché des fretins appelé « mashinji » qui veut dire « quai ». Un grand marché qui sert aussi de quai pour les pirogues en provenance de l’île d’idjwi avec à bord fretins, ananas, sombé et d’autres produits des champs à vendre au dit marché. Le sol rouge et argileux, mélangé aux eaux des ruisseaux qui se déversent dans le lac produisent une boue extraordinaire servant de tapis du marché. Ici, le phénomène « enfants pères » est aussi bien présent. Le nombre important des enfants moins de 18 ans, à bord des petites pirogues de pêches et d’autres sur le sol est important. Ils sont entrain de marchander avec des clients adultes le prix de fretins qu’ils ont pu ramasser ci-et-là dans les pirogues. Tous ces enfants ont leur place ailleurs, mais ils sont contraints d’être là pour la plupart.

Je ne sais pas trop qui blâmer car il y aussi de ses parents irresponsables qui envoient leurs enfants indirectement sur la rue. Une chose sûr et certaine est que ces enfants non éduqués, mais dont j’admire le courage, constituent une bombe à retardement pour le Congo. Il est temps de cesser de voir cette réalité en face sans agir. Du reste, le coté résilient des enfants africains m’apprend beaucoup.

Blaise Ndola, Storyteller

Un homme connecté sur internet via son téléphone mobile. Crédit photo Blaise Ndola

La surveillance sur internet, une réalité en Afrique aussi! cinq questions importantes sur la surveillance.

Internet est sans doute une des grandes inventions de l’homme. Il allège la vie à ce dernier, tout comme la rend lourde des fois. Son utilisation n’est pas aussi safe que nous pouvons le souhaiter. Les pays en voie de développement s’approprient aussi petit à petit cet outil mais sont le plus exposé à la surveillance. La cyber sécurité avec les cyber crimes sont une réalité au même pied que la guerre au sud comme au nord.

En RDC et dans les pays en voie de développement où le e-commerce n’est pas développé, la cyber sécurité intervient plus pour les réseaux sociaux et la messagerie électronique. Tous les utilisateurs de ces derniers sont exposés; hommes politiques, activistes des droits humains, journalistes jusqu’au simple citoyen. La surveillance en ligne fut rependue en Afrique à la veille du printemps arabe pour se rependre partout sur le continent et prend de l’ampleur durant les périodes d’instabilités politiques.

Arsène Tungali (@arsenebaguma), expert Congolais en gouvernance de l’Internet et en sécurité web nous pousse à se poser cinq questions très importantes à l’ère où la surveillance sur internet est plus que réel.

Protéger quoi ?

Tous les utilisateurs d’internet ont quelque chose à protéger. La sécurité sur internet n’est pas l’apanage d’un seul petit groupe. Pour le plus grand nombre d’utilisateurs, il ‘agira ici de la vie privée, de l’intimité que des informations ou données secrètes qu’il ne faut pas rendre public ou partager avec un certains groupes des personnes.

Protéger contre qui ?

Ici, il ne faut pas aussi limiter la surveillance à ses « inventeurs » qui sont dans la plupart des cas les Etats au travers de leurs services spécialisés. C’est au départ ces Etats qui surveillaient les activités de certaines personnes en période de crise pour des raisons d’Etat. L’inverse peut aussi s’appliquer quoi que ceci ne soit pas courant. Le piratage récent du compte Twitter d’un homme politique Congolais, d’après ses propres propos, en est la preuve. Bref, chacun ou chaque camp doit se protéger contre l’autre.

Pour quoi je dois me protéger ?

Il faut se protéger car on dispose de ce que l’autre n’a pas ou peut vouloir avoir pour n’importe quel usage. Cette chose peut être soit une information secrète et capitale, des données très importantes, les coordonnées bancaires, la vie privée que quelqu’un veut savoir ou dévoiler au grand public et aussi la personnalité que l’on veut salir.

De quoi est-il capable ?

Connaitre la capacité de nuisance de son adversaire permet de bien mener le combat. Ca aide à savoir quelle artillerie utiliser. C’est aussi le cas de la guerre en ligne, il faut savoir la capacité du « hacker » pour s’en protéger. Le risque couru suite à la sous et/ou sur estimation de son adversaire est trop grand. Aussi, ne faudra pas oublier que les capacités de l’adversaire peuvent diminuer ou s’accroitre avec le temps.

Qu’est ce qui se passe quand on est surveillé?

C’est vrai que toute issue d’une surveillance réussie est mauvaise ou nuisible pour la victime. Mais cette nuisance peut être relative selon les activités de la victime ou ce qu’elle possède comme informations à protéger ou alors le rang qu’elle occupe dans la société. Pirater un compte d’un élève n’aura pas les même effets que celui d’un journaliste d’investigation par exemple ou d’un homme politique. Quand on est sous surveillance, tous ses mouvements et activités, partages d’informations et les personnes avec lesquelles on partage ses informations, correspondances sont contrôlées par un homme (man in the middle pour certains cas) avec toutes les conséquences qui s’en suivent.

La notion de la surveillance n’est pas étrange à notre monde. J’invite donc tous les utilisateurs d’internet à plus de vigilance et à ne pas enlever ces questions de leurs tètes quand ils penseront surveillance ou sécurité.

Une Version adapté de l’article est sur la plate forme Waza Afrique de RNW: https://www.facebook.com/wazaafrique

Blaise Ndola

jeton de vaccination contre la meningite, coté face. credit photo Blaise Ndola

RDC: et quand Kabila et l’occident sont suspectés de tout.

jeton de vaccination contre la meningite, coté face. credit photo Blaise Ndola

jeton de vaccination contre la méningite, coté face. crédit photo Blaise Ndola

Avec la tension actuelle en RDC autours des questions électorales, tout est devenu objet des suspicions. Des rumeurs circulent aussi bien que la bonne information à une double vitesse. Quelques jours après le lancement de la campagne Men A ; campagne de vaccination contre la méningite A, le président Kabila et l’occident se voient porter le chapeau.

@BlaiseNdola

Le président Kabila veut neutraliser tous les jeunes.

Plus d’une personne ne fait circuler cette rumeur au pays et plus particulièrement à Goma suite à cette campagne de vaccination qui ne cible qu’une tranche d’âge; des jeunes et enfants. Il est dit que le président « veut neutraliser toute la jeunesse congolaise enfin que cette dernière ne puisse pas, un de ces jours, avoir la force de manifester contre l’inavoué et improbable 3ème mandat ».

La méningite, une maladie dangereuse que nous connaissons tous, et qui s’annonce sur toute la ceinture méningitique de l’Afrique ne saura pas identifier nos couleurs politiques. Les membres de la majorité comme de l’opposition font vacciner leurs enfants et eux même se font vacciner, ceux de l’opposition et de la société civile font la même chose. Mais qui donc propage cette fausse rumeur ? Un vaccin aussi testé et approuvé par notre ministère de la santé et l’OMS et tous les autres partenaires de la RDC jouirait quand même d’une crédibilité.

Les « blancs » veulent nous rendre stériles

La deuxième grande rumeur qui circule à Goma maintenant est que «  les blancs veulent anéantir toute une génération des noires ». Ce vaccin serait pour certains conçu pour rendre stérile filles et garçons. Et ainsi, dans 20 ans il n’y aura plus des jeunes au pays et toute une génération pourra disparaître. Chers blancs, vous nous haïssez vraiment jusqu’à ce niveau là? Et nous les noires, nos les haïssons à ce point?

Il faut donc une forte mobilisation

Je prie au gouvernement congolais et à ses partenaires des renforcer la sensibilisation. Au besoin, d’appuyer celle-ci par des images d’eux ou de leurs enfants prenant le vaccin pour que les thomas puissent croire en fin. Moi, je suis vacciné, et le lot de mon vaccin est le numéro 127T5018.

 

Jeton de vaccination contre la meningite. credit photo Blaise Ndola

Jeton de vaccination contre la méningite. crédit photo Blaise Ndola

Peuple Congolais, soyons vigilants, éveillés et intelligents. Ne laissons pas la place aux rumeurs pendant cette période cruciale que nous sommes entrain de traverser. Que chacun fasse ce qu’il fait bien et comme il le faut et laissons le président et les occidentaux faire aussi ce qu’ils font bien et comme il le faut. Les rumeurs sont destructrices.

Je suis pour le respect de la constitution en RDC, l’accès à la bonne information et non aux rumeurs. Allez vous faire vacciner, le président ni les partenaires occidentaux n’ont pas empoisonné le vaccin.

Blaise Ndola

atelier politique pénale sur les VSBG

RDC : à savoir 10 ans après la promulgation des lois renforçant la répression en matière des VSBG.

Bientôt c’est le dixième anniversaire de la promulgation des lois N06/018 et 06/019 renfonçant la répression en matière des violences basées sur le genre et plus particulièrement les violences sexuelles. L’heure est au bilan pour recadrer les tirs. Acteurs judiciaires et non judiciaires s’y mettent. Des rapports des ONGs sont présentés et le Ministère de la Justice et Droits Humains, initiataire de la réflexion, modère. Les notions comme l’arrangement à l’amiable, les sorts réservés aux des prévenus,… appellent au débat. Et en fin, des recommandations sont formulées pour tous les acteurs.

                                                                                  Blaise Ndola (@BlaiseNdola)

Atelier de reflexion sur les enjeux de la politique penale en matiere de violences basée sur le genre à goma du 19 au 20 juillet.

Atelier de reflexion sur les enjeux de politique penale en matere des violences basées sur le genre en RDC, vue de la salle de la pleniere: du 19 au 21 Decembre à Goma.

Des acteurs concernés par la question des violences basées sur le genre ; une affaire de toute la société. Mais tous les acteurs ont des responsabilités propres à eux.

Le Ministère de la Justice et des Droits Humains joue le rôle normatif. Il est perçu au travers la Stratégie Nationale de lutte contre les violences Sexuelles basées sur le Genre pour ce cas d’espèce. Mais aussi au travers les exposés de motifs des différentes dispositions légales en la matière. L’exécution de cette politique pénale est faite par les autres acteurs collaborateurs du Ministère.

Comme autres acteurs nous pouvons ainsi voir les ONG nationales et internationales, des agences des Nations Unies, des syndicats, médecins, etc.… Tous ces acteurs sont catégorisés en acteurs Judicaires et non judicaires. Qui joue bien son rôle et qui ne le fait pas ? L’heure était au bilan.

Notons que dans leurs interactions, ses acteurs ont des points divergents et convergents. Quelle relation entretiennent donc ses acteurs ? Il est difficile de l’apercevoir.

Le sort réservé à la victime, l’inculpé, le prévenu ou le condamné méritent une attention particulière. Les motifs de ces sorts sont alors discutables.

La RDC classée par certains rapports comme la capitale du viol (violences sexuelles) pourtant cette dernière a une politique pénale bien établie depuis une dizaine d’années. Qu’elle serait alors la cause de cette classification ? Est-elle basée sur des préjugés ou des faits réels?

Le PNUD présente un monitoring Judiciaire des cas des violences sexuelles. Ce dernier révèle un résultat sur une moyenne de 8000 cas des violences sexuelles de 2011 à 2014. On remarque respectivement que 3 475 en 2011, 2141 en 2012, 1621 en 2013 et 1014 en 2014 cas sont présentés devant les autorités Judicaires. Cet écart serait dû à quoi? Problème de confiance dans le système judiciaire? Fiabilité des chiffres rapportés comme cas incidents? Déficit de collaboration entre intervenants judiciaires et autres ? Justice moins active?

Selon ce même rapport, 343 cas sur 1155 (soit 29,7%) des dossiers sont classés sans suite. Encore une série des justifications en formes des questions : manque de preuve apportées par la victime et la police? Le parquet ne mènerait-il pas en profondeur les enquêtes ? La victime dénoncerait lorsque les preuves matérielles ont-ils disparues ? « Faux » cas de VS ?

D’autres acteurs parlent du sacrifice des droits de la défense au prix de la lutte contre l’impunité, évasion des accusés, non indemnisations ou du moins une indemnisation incomplète des victimes des violences sexuelles. On peut élargir la réflexion et citer le non respect de la présomption de l’innocence, la durée impartie au procès faute des moyens financiers pour l’organisation des audiences, etc…

L’autre partie pousse le PNUD et d’autres enquêteurs à vouloir réellement savoir le pourquoi de cet écart entre les dossiers enregistrés et ceux présentés devant la justice.  Mais aussi de présenter les moyens par lesquels ils ont eut connaissance des ces cas non présentés à la justice. Car ceci serait aussi le résulta du recours aux arrangements à l’amiable entre victimes et auteurs suite à l’effet des usages et coutumes.

Le classement sans suite des plus de 70% des dossiers est dû au sérieux et à l’honnêteté intellectuelle des juges. Car il ne faut pas non plus sacrifier ou condamner des innocents au nom de la répression à l’heure où le viol est commercialisé. Soutiennent certains acteurs.

L’exécution des décisions judicaires, capacitation des juges, disponibilité des moyens, l’impartialité de la justice et la dénonciation des infractions par les victimes s’imposent.

Le déroulement de l’enquête, la récolte des preuves et la résolution à l’amiable sont des étapes et moments très importants.

La période d’enquête qui est en moyenne d’un mois est jugée peu suffisante. Ceci du fait de la difficulté qui existe même pour prouver certaines sortes des violences sexuelles suite à des contraintes d’ordres logistiques. Notons aussi le problème de la sécurité et de la protection des témoins.

Les arrangements à l’amiable entre familles empêchent un bon déroulement de l’enquête. Des tons se lèvent : il faut pénaliser le recours à l’arrangement à l’amiable ?

Etant dans une société trop religieuse quoi que l’Etat soit laïc, le pardon prime au nom de la paix sociale. De l’autre coté, la question d’encourager la criminalité au nom du pardon se pose.

Un suivi et une évaluation des actions menées pour réduire les infractions de violence Sexuelles Basées sur le Genre est importante pour renforcer la répression.

atelier politique pénale sur les VSBG

Participants atelier sur la politique pénale sur les VSBG à Goma du 19 au 21 Decembre 2015 avec le Parj-e/Uhaki Saf. credit Photo? Inoncent Buchu

Le Programme d’Appui pour le Renforcement de la Justice à l’Est de la RDC (PARJ-E/Uhaki Safi) est une initiative du Ministère de la Justice et Droits Humains. Il facilite cette interaction entre acteurs et le renforcement des capacités de ces derniers. Ceci dans le souci d’avoir une justice saine. Il réunit dans un cadre des acteurs judiciaires et non judiciaires pour mener des réflexions sur les enjeux de la politique pénale en matière de VSBG. Une nécessité de la coordination dans le suivi et évaluation chez tous les acteurs est nécessaire. Un manque de coordination ne fait que diluer les efforts des uns et des autres.

Il est vraiment très important que ce cadre puisse se tenir le plus souvent pour savoir où on en est avec l’exécution de la politique pénale. Ceci permettra de recadrer les tirs pendant qu’il est encore temps. Il y a beaucoup à apprendre et à faire en matière des VSBG en RDC.

Blaise Ndola