Geno-Cost: la communauté Congolaise commémore ses morts

Il etait une fois…un certain 2 aout… voici comment nous avons comemorés nos morts et comment nous comptons continuer cette lutte.

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genocost candle

République Démocratique du Congo, le 2 aout 1998, le ciel se noircit et le grand Congo s’agenouit. Une invasion par certains de ses voisins mettra à genou ce grand éléphant au centre de l’Afrique. Tout commence dans la partie Est. Le feu se propage petit à petit dans tout le pays et aucun congolais ne dira qu’il n’a pas senti l’effet de cette guerre. Des armées

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Quel avenir pour mon Pays la RDC? Les universités donnent-elles de l’espoir ?

La République Démocratique du Congo fait face à beaucoup des problèmes. Les dirigeants actuels font ce qu’ils peuvent et sont vus comme défaillants. Tous les yeux sont tournés vers les futures cadres (universitaires) qui fairont la relève. Mais ces universités, pour la plus part connaissent les même maux qui rongent le pays: tribalisme, corruption, tricherie, désordre, incompétence, etc. Un changement est nécessaire pour espérer à un avenir radieux.

Un complexe universitaire à Goma.  Plus de 4 universités se trouvent dans ce même bâtiment.

Un complexe universitaire à Goma. Plus de 4 universités se trouvent dans ce même bâtiment.

Ce matin, en venant à mon Université pour mes recherches, j’ai pris un temps pour observer mon université. Debout dans la cours de celle-ci, je pouvais observer des vas et viens de étudiants pendant les heures des cours. Des petits groupuscules ici et là. Des sachets des bonbons, biscuits jetés à même la terre. L’air colorié par la poussière sortant de la rue, d’une route non construite juste devant le campus.

Un grand bâtiment datant des années 1950 devant moi. Des fenêtres avec juste quelques vitres, certains carreaux avec des moitiés des vitres. Dans certains auditoires, on pouvait observer des Enseignants qui donnent cours. Des Etudiants assis sur des bancs en bon état, d’autres sur des moitiés des bancs et d’autres debout suivant le Professeur et d’autres entrains de causer.

Voilà un peu l’ambiance qui règne dans mon université. Une université publique il faut le rappeler. C’est sur ses étudiants que repose l’avenir du pays. Certains disent que l’on ne fait que ce que l’on a en tête ou que ce que l’on connaît comme bon ou comme normal. Pour nous, c’est normal d’étudier dans une salle de classe sans vitres, sans chaises, électricité et pleine de la poussière.   De passer nos pauses sur une cours sur laquelle nous jetons nos sachets des bonbons, respirons la poussière venant de la route juste devant l’université. Des étudiants qui ne relisent pas leurs notes, qui ne font que croire en des réseaux (dans ce contexte : groupe de tricheurs) et en la corruption.

Des vitres  du complexe.  Ils sont dans cet état suite aux bagarres entre étudiants.

Des vitres du complexe. Ils sont dans cet état suite aux bagarres entre étudiants.

Des étudiants qui sont prêt à verser le sang pour des motifs tribaux. Je viens de passer 5 ans à l’Université, et chaque année je dois assister à des bagarres entre étudiants des différentes tribus se soldant par des morts ou des blessés, des incendies des bureaux ou des bancs, des casses des vitres et des tableaux.

C’est de cette manière que ces cadres de demain pourront diriger le pays. Si nous essayons un peu de projeter notre pays dans 10 ans on aura quoi ? Un pays avec des bureaux non entretenus (sans vitres, sans poubelles, latrines, etc..), des responsables incompétents car ils passaient des promotions à l’aide des réseaux et de la corruption, des détournements, des responsables corruptibles.

Que donnons-nous comme espoir à nos parents, à la Nation, qui fondent leur espérance sur nous? Ils attendent de nous un esprit patriote, travailleur, responsable et soucieux de développement. Mais actuellement, des motards, pousspousseurs, manutentionnaires qui pour la plus part sont des illettrés se ventent être plus juste, polis, calme et sage que les universitaires. Ceci n’est pas pour toutes les universités, ni pour tous les étudiants mais pour la plupart d’après mon constat. Cette image des universitaires comme des détenteurs du savoir, des éclaireurs de la société, des messies pour l’avenir est en train de se perdre.

L’heure n’est pas d’établir les responsabilités, mais d’appeler d’abord à la conscience de tous. Des Professeurs se donnent pour préparer ces futures cadres dans ces conditions difficiles. Des Etudiants s’attaquent aux vitres, aux bancs, aux installations électriques quand ils réclament leurs droits ou vengent leurs tribus. Le gouvernement nous promet depuis longtemps l’amélioration des conditions de vies, la construction des routes, la paye des bourses d’études, la construction des universités modernes, etc…. Tout un chacun a donc sa part de responsabilité vis-à-vis de l’état actuel des choses.

L’avenir de la nation congolaise sombrera de plus en plus dans l’incertitude si d’abord nous universitaires ne changeons pas.

Blaise Ndola

Avoir 20 ans à Goma

Avoir 20 ans à Goma, c’est avoir passé toute son enfance dans une région minée par de nombreux conflits et avoir été bercé par les coups de canon. Entrer dans l’âge adulte dans un environnement où il est difficile de se projeter mais où il reste possible de rêver.

Justin Muhire.  Un aspirant politicien.

Justin Muhire. Un aspirant politicien.

Diplôme d’État (bac) en poche, c’est le moment d’intégrer l’université, quand on peut se le permettre. On rêve d’une belle carrière, de préférence au sein d’une institution internationale, d’un riche prince charmant, ou d’ailleurs…

Grace Kabera une jeune fille de Goma.

Grace Kabera une jeune fille de Goma.

Grace Kabera, étudiante en psychologie, rêve d’une carrière scientifique et pourquoi pas d’une vie conjugale épanouie. « Je veux servir mon pays, apporter ma contribution pour son développement », confie-t-elle. Mais s’il fallait choisir, elle privilégierait sa carrière. Une vision que ne partagent pas forcément la majorité des jeunes gomatraciennes.
« Les conversations entre filles tournent généralement autour du mariage. Elles sont nombreuses à voir les études comme une étape, en attendant de se marier. La finalité c’est qu’elles laissent tout tomber dès qu’elles ont trouvé un homme assez riche pour les entretenir », regrette-t-elle.

David Thsikeya.  Apres son Bac, il veut aller à l'université pour en fin avoir un boulot.

David Thsikeya. Apres son Bac, il veut aller à l’université pour en fin avoir un boulot.

Achever ses études universitaires et décrocher un emploi dans le système des Nations Unies ou au sein d’une ONG internationale. Voilà ce qui fait rêver dans l’ensemble les jeunes de cette tranche d’âge qui ont la chance de fréquenter des établissements d’enseignement supérieur. Décrocher son premier emploi relève du parcours du combattant. Un brillant parcours académique n’y change rien. Mais on s’accroche, en espérant que ça ira mieux demain.

Un jeune de Goma qui fait de l'art pour vivre, il n'attend pas avoir un bureau lui...

Un jeune de Goma qui fait de l’art pour vivre, il n’attend pas avoir un bureau lui…

Pour ceux qui ne peuvent pas aller à l’université, c’est le chemin de la débrouille et des petits métiers informels, « en attendant que la situation du pays s’améliore ». C’est le cas de David Kaandi qui gagne sa vie grâce à ses talents de plasticien. « Je n’attends plus rien de l’État. Le peu de revenus générés par la vente de mes œuvres me permettent de subvenir à mes besoins directs »
Avoir vingt ans à Goma c’est savourer les moments de paix sans oublier qu’on n’est jamais à l’abri d’un énième rebondissement. Tout abandonner, aller se refugier quelques temps, revenir et reprendre sa vie.
Mais le point commun entre tous, c’est l’espoir.

Pillage du cuivre congolais : chiffres fort troublants!

Il faut mettre un point final à tout ceci un jour. Et ce jour là c’est aujourd’hui et pas demain.

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cuivre

Décidément, le secteur congolais des mines est loin de satisfaire au fameux principe du partenariat « gagnant- gagnant » entre la République Démocratique du Congo et ses partenaires privés.

C’est presque qu’au détour de chaque contrat minier que l’on apprend des choses invraisemblables au sujet du pillage des ressources naturelles congolaises. S’agissant du

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