La Touche Donald Trump dans l’exploitation minière dans l’Est de la RDC.

Par Junior Sikabwe et Blaise Ndola

C’est depuis le 31 janvier que la nouvelle administration américaine de Donald Trump a annoncée la suspension de la section 15-02 de la loi Dodd Frank, cette loi du nom du sénateur qui l’avait initié, a été adoptée par Barack Obama en juillet 2010. Elle visait à empêcher le commerce de minerais de zones de conflits dans l’Est du Congo. Cette loi a occasionné la fermeture de nombreuses entreprises minières congolaise avec tout ce que cela comporte pour les négociants et exploitants artisanaux et sur la situation socio-économique de la population.

Mine d'OR en Ituri, RDC

 

La loi Dodd Frank aussi appelée loi Obama par les exploitants miniers congolais avait été initiée dans les soucis d’éviter à ce que les revenus de ressources naturelles de l’est de la RDC n’alimentent les conflits dans cette région meurtrie par des guerres à répétions et/ou les bandes armées règnent en maitre depuis des décennies.

Cette législation obligeait donc les entreprises américaines cotées en bourse de déclarer si elles utilisent de la tantalite, de la cassitérite, du tungstène, de l’étain et/ou de l’or, que ces minerais ne proviennent pas de zones rouges de l’Est de la RDC tel que Walikale.

Huit pour cent seulement de conflits en RDC sont liés aux ressources naturelles

Quatre ans après la mise en vigueur de la loi, en septembre 2014, 70 experts (chercheurs et académiques) avaient dans une lettre ouverte critiquer les conséquences de la loi Dodd Frank par rapport aux conflits dans l’Est de la RDC. Pour ces experts les dispositions légales de cette loi n’avaient pas apporté des changements tel que souhaité par le législateur. Selon Séverine Autesserre, professeur de Science politique au Barnard College et d’autres experts de l’ONU, seulement 8% de conflits dans l’Est de la RDC avaient rapport aux ressources naturelles.

Un manque à gagner pour les exploitants artisanaux, et effets sur le sociale de la population.

Exploitants artisanaux des minerais en RDC. Photo CNCD.BE

Entre 8 et 10 millions de personnes au Nord et Sud-Kivu vivent directement ou indirectement de l’exploitation de ressources minières dans l’Est de la RDC. Aujourd’hui les exploitants artisanaux dans les sites miniers de Walikale vivent de seulement 1,5 $ de revenu journalier, et cela, dans les pires conditions de travail et sanitaires. Ces exploitants ont vu leurs revenues réduites depuis qu’est entré en vigueur la loi Dodd Frank.

Ben Bradley, un chercheur et réalisateur d’un documentaire sur les conséquences de la loi, s’inquiétait sur les effets de la loi dans l’Est de la RDC, se demandant s’elle n’arrangeait bien que ceux qui vivent à de milliers de kilomètres d’Afrique, allant jusqu’à dire « les mineurs congolais payent pour la bonne conscience des occidentaux ».

Les négociants miniers congolais pour la suppression de la loi

La loi Dodd Frank a pour certains observateurs diminuée l’entreprise de vente de minerais par les groupes armés, même s’il est difficile de prouver que l’exploitation est la cause de viols et autres atrocités dans l’Est de la RDC. Il n’est pas facile d’établir le rapport entre recrudescences de conflits dans cette sous-région et exploitation minière. « Les minerais du Nord Kivu n’alimentent pas les conflits armés. A Beni, on tue les gens tous les jours, est-ce qu’il y a de minerais à Beni ? Il revient au gouvernement de mettre fin à la guerre et pas d’appauvrir la population par des telles lois» affirme Sadoc Kitsa, président de l’association de négociants miniers du Nord-Kivu.

Avec la suppression de la section 15-02 de la loi Dodd Frank, nous espérons voir une redynamisation de l’exploitation minière dans l’Est de la RDC, ce qui aura un impact positif sur l’amélioration des conditions socio-économiques de la population du Nord Kivu.

Blaise Ndola et Junior Sikabwe

La version premiere de l’article a été publiée sur HabariRDC.net (https://habarirdc.net/donald-trump-lexploitation-miniere-lest-de-rdc/)

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Forum on Internet Freedoms in Africa 2016. My testimony

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Through presentations and interventions at the Forum on Internet Freedom in Africa 2016 (FIFAfrica16),I learned about different ways Africanscountries are stifling citizens’digital rights. But the most important at this level is that through these presentations and experiences shared, I realized that the battle for Internet freedoms is as important as ever because internet shutdowns, abuses of courts of law, blockages of websites and content removals continue to find their place on the continent.

Coming from the Democratic Republic of Congo (DRC), I became aware of the work I have to do as an Internet freedom fighter and web activist once back home. Apart from that, I also realized the high level of danger faced byinternet users when their privacy or personal data are not protected by themselves and by intermediaries (Telecoms). We need to fight at all the levels, first against practices of telecoms who are ready to respond governments’ requests to release information of their customers and then, to call upon policy makers to enact laws that will reinforce rights of citizens to privacy and freedom of expression.

Access to the internet and internet freedomshould now become fundamental rights in African societies. At the same time, we should also fight the normalization of online violence against women and for gender equity in access to digital tools.

As suggestions to African governments, they should make efforts to put in place conducive legal frameworksfor the ICT sector. For instance, make laws that will not be restrictive of some rights as it’s the case nowadays. And also, they shouldincreasingly respect the rights of citizens to access  information, to freedom of expression and to privacy.To intermediaries (telecoms), I suggest they remain neutral and aim to protect the privacy anddata of users of their services despite pressure from government.

To us, as part of civil society, I will suggest to continue advocating for internet freedoms in law and in practice and to require other stakeholders to respect certain fundamentals rights. Civil society, through campaigns and advocacy must raise awareness among internet users of the needforresponsibility in their actions and usage of internet.

Finally, having attended two forums (2015 and 2016), I am proud to have networked and got connected to influencers andinternet freedomactivists in Africa and beyond. Thanks to the Collaboration on International ICT Policy for East and Southern Africa (CIPESA) and to all the partners for facilitating my attendance.

To follow the online discussion: #FIFAfrica16 @Cipesaug

Blaise Ndola (@BlaiseNdola)

Web activism/Communication/blogger

RDC: et quand Kabila et l’occident sont suspectés de tout.

jeton de vaccination contre la meningite, coté face. credit photo Blaise Ndola

jeton de vaccination contre la méningite, coté face. crédit photo Blaise Ndola

Avec la tension actuelle en RDC autours des questions électorales, tout est devenu objet des suspicions. Des rumeurs circulent aussi bien que la bonne information à une double vitesse. Quelques jours après le lancement de la campagne Men A ; campagne de vaccination contre la méningite A, le président Kabila et l’occident se voient porter le chapeau.

@BlaiseNdola

Le président Kabila veut neutraliser tous les jeunes.

Plus d’une personne ne fait circuler cette rumeur au pays et plus particulièrement à Goma suite à cette campagne de vaccination qui ne cible qu’une tranche d’âge; des jeunes et enfants. Il est dit que le président « veut neutraliser toute la jeunesse congolaise enfin que cette dernière ne puisse pas, un de ces jours, avoir la force de manifester contre l’inavoué et improbable 3ème mandat ».

La méningite, une maladie dangereuse que nous connaissons tous, et qui s’annonce sur toute la ceinture méningitique de l’Afrique ne saura pas identifier nos couleurs politiques. Les membres de la majorité comme de l’opposition font vacciner leurs enfants et eux même se font vacciner, ceux de l’opposition et de la société civile font la même chose. Mais qui donc propage cette fausse rumeur ? Un vaccin aussi testé et approuvé par notre ministère de la santé et l’OMS et tous les autres partenaires de la RDC jouirait quand même d’une crédibilité.

Les « blancs » veulent nous rendre stériles

La deuxième grande rumeur qui circule à Goma maintenant est que «  les blancs veulent anéantir toute une génération des noires ». Ce vaccin serait pour certains conçu pour rendre stérile filles et garçons. Et ainsi, dans 20 ans il n’y aura plus des jeunes au pays et toute une génération pourra disparaître. Chers blancs, vous nous haïssez vraiment jusqu’à ce niveau là? Et nous les noires, nos les haïssons à ce point?

Il faut donc une forte mobilisation

Je prie au gouvernement congolais et à ses partenaires des renforcer la sensibilisation. Au besoin, d’appuyer celle-ci par des images d’eux ou de leurs enfants prenant le vaccin pour que les thomas puissent croire en fin. Moi, je suis vacciné, et le lot de mon vaccin est le numéro 127T5018.

 

Jeton de vaccination contre la meningite. credit photo Blaise Ndola

Jeton de vaccination contre la méningite. crédit photo Blaise Ndola

Peuple Congolais, soyons vigilants, éveillés et intelligents. Ne laissons pas la place aux rumeurs pendant cette période cruciale que nous sommes entrain de traverser. Que chacun fasse ce qu’il fait bien et comme il le faut et laissons le président et les occidentaux faire aussi ce qu’ils font bien et comme il le faut. Les rumeurs sont destructrices.

Je suis pour le respect de la constitution en RDC, l’accès à la bonne information et non aux rumeurs. Allez vous faire vacciner, le président ni les partenaires occidentaux n’ont pas empoisonné le vaccin.

Blaise Ndola

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J’avais eu la peur de ma vie!

Après un bon séjour au Burundi, précisément à Bujumbura, il m’a fallu rentrer au Pays. Je devrai prendre un bus pour Uvira et après un autre pour Bukavu. Ceci prend tout au plus 6heures de route. Mais ce jour-là, ce n’était pas le cas. C’était plus pire, plus long et plus effrayant que d’habitude.

A l’arrêt bus à Bujumbura tout a commencé normalement à 9h00 du matin, nous avons traversé Gatumba, le beau paysage du delta de la Ruzizi, pour chuter par le territoire d’Uvira en RDC. Après une heure de route après la cité de Sange, nous sommes dans la petite brousse avant d’atteindre la cité de Kamanyola. Bien accrocher sur ma fenêtre à bord du Bus, je prenais des photos et contemplais ce beau paysage plein des mystères et taché d’une histoire sombre.

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Soudain, je vis la route couper en deux. Un pont s’était effondré suite aux fortes pluies de la veille. Il fallait alors faire un chemin détours passant par la forêt. Nos visages devinrent renfrogner au fur et a mesure que l’on quittai la brousse pour foncer dans la forêt. On avait tous peur. Dans cette zone où tout peut arriver et où rebelles et populations sont confondus. J’avais cru qu’on allait vite traverser.

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Nous avons dû descendre du véhicule pour réduire le poids pour permettre au bus de passer dessus la boue et les racines d’arbres. Un peu en avant, on rencontre d’autres voitures, elles aussi rangées sur une file. Cette petite ruelle où ne pouvait passer deux voitures au même moment était en premier l’œuvre d’un groupe des jeunes du village.

En fin de compte, on n’avait fini par passer trois heures au milieu de cette brousse où il n’y avait ni soldats, ni policier. A gauche comme à droite ; des arbres. Je ne sentais plus la fatigue, ni la famine. Ce qui me passait par la tête, c’était qu’un groupe de rebelles surgisse de la brousse et nous tuent ou soit pillent toutes les marchandises que possédaient les commerçants. Je priai intérieurement et pensai à tous ceux que je connaissais et qui sont morts dans des telles circonstances. J’avais eu la peur de ma vie.

Ceux qui étaient devant nous partaient et nous laissaient avec un regard de pitié. Mais il fallait qu’ils traversent pour laisser la voie aux autres bus. Désespérer, en fin, j’ai vu aussi notre bus traverser la petite rivière que surplombait ce pont écroulé. Je me suis vite précipiter dans le bus que j’attendais déjà sur l’autre rive et avions repris la route pour en fin arriver à Bukavu le soir vers 18h00.

 

Bâtir la Paix au Nord-Kivu ? Oui, Des jeunes peuvent le Faire. Portrait d’un Jeune Leader

Il aime bien les rencontres qui font reflechir des jeunes

Johnson ISHARA BUTARAGAZA, 26 ans, connut à Goma sous le pseudo de « Lumumba », est un jeune qui croit en la Paix. Il s’installe à Goma dès le bas âge, y poursuit ses études primaires et est en train d’y finir l’université. Il s’y intègre très rapidement et débute avec son activisme. Pour lui, l’activisme est son destin de par la signification de ses noms. « ISHARA » qui veut dire ‘merveille’ et « BUTARAGAZA » qui veut dire ‘invincible’. Il se caractérise par un charisme et un fort patriotisme.

Il s’investi tôt dans les activités culturelles du genre géni en herbe, lecture et théâtre dans des mouvements et structures des jeunes. Ce qui lui permit de mieux se découvrir. Il lut un adage d’Albert Einstein qui le révolte et lui donne une autre vision de la vie active: « Ceux qui détruisent le monde ce n’est pas ceux qui font le mal, mais ceux qui regardent sans agir ». Ainsi, il se décide de toujours briser le silence face au mal.

Il mène actuellement un combat pour rassembler les communautés, travaille avec toutes les couches de la population : les jeunes et les vieux pour résoudre ce conflit de génération. Ensemble ils débattent sur des thématiques qui les divisent.

 

« Si à un certain moment on a mobilisé beaucoup d’énergies, beaucoup d’efforts pour enrôler les jeunes dans les groupes armés, on peut aussi mobiliser les mêmes efforts, les mêmes énergies pour arriver à désorienter les canons et les inciter à bâtir la paix », croit fermement Monsieur Ishara.

Johson ISHARA en plein ravail de rensembleur

Il choisit plutôt la voie pacifique ou la non-violence pour bâtir la paix dans cette région où on a déjà mal de la violence. Formateur en matière de résolution des conflits, de leadership citoyen et d’organisation de communautés ; avec son organisation, ils ont réussi à rassembler les jeunes des différents territoires au sein des ‘espaces d’échange et de dialogue permanents’.

Ishara ne recule devant rien malgré les menaces qu’il reçoit et risques qu’il court en parcourant ces villages où règne la loi de la jungle. Actuellement point focal du Club As de la semaine, formateur et assistant technique au Conseil Provincial de la Jeunesse du Nord-Kivu, il lutte pour la justice sociale et la coexistence pacifique.

Son objectif à long terme: « Une province qui n’est plus la capitale des violences sexuelles ou d’enrôlement d’enfants au sein des groupes armés, mais une capitale touristique ». Oui on peut bâtir la paix au Nord-Kivu, avec le courage et la détermination.

 

 

Blaise NDOLA

RDC: Vers une révision constitutionnelle? A Goma, certains étudiants en parlent déjà.

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RDC: Vers une révision constitutionnelle? A Goma, certains étudiants en parlent déjà.

Environ deux ans avant à la fin du deuxième et dernier mandat du Président Joseph KABILA, l’heure est à l’agitation au sein de l’opinion publique. Va-t-il réviser la constitution ou la changer pour se représenter aux élections en 2016 ??? L’opposition politique lève déjà le ton contre toute tentative de changer ou de réviser la constitution. Est-ce opportun de changer ou réviser celle-ci ? Si oui, à qui Profite-elle cette révisions? Certains étudiants de Goma donnent leurs avis à ce sujet.

Rappelons déjà que pour calmer les esprits surchauffés, le Porte-parole du Gouvernement, Mr Lambert MENDE a déjà annoncé que le Président Kabila ne pourra pas se représenter aux élections en 2016. Cela rassure-t-il l’opposition politique et la société civile ? Quel qu’un me dira sans mâcher ses mots : « Il a fait la même chose en disant que le gouvernement congolais n’allait pas négocier avec le M23, mais il l’on fat après. Est-ce aujourd’hui que je veux le croire ? ».

« Réviser ou changer la constitution sont deux actes tout à fait légaux dans toute démocratie »: a dit Monsieur Confidence. D’ailleurs notre constitution prévoie qu’elle peut être révisée à son 218eme article. Mais cette disposition souffre d’une exception ; le 220eme article, de l’alinéa 1 à 5 : « La forme de la républicaine de l’Etat, le principe du Suffrage universel, la forme représentative du Gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la république, l’indépendance du Pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical, ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle ».

Les articles 70 et 71 viennent respectivement fixer la durée et le nombre de mandats du Président de la république et le mode de suffrage. Le Président de la république est élu au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans renouvelable une seule foi.

Certains étudiants étaient catégoriques. Eux ils ne veulent pas entendre parler d’une révision ou changement de la constitution même concernant les autres articles que les articles 70 et 71. Ils disent que ce n’est pas opportun, peu importe les motifs ou les finalités. Cela car actuellement la tension est vive au sein de la population et cette nouvelle ne serait pas la bienvenu. Ils ont rappelé une phrase du Président Kabila dans son speech dans une réunion avec sa famille politique : « …Nous ne sommes pas ici pour comploter contre la constitution… ». Bref. Ce n’est pas opportun de réviser ou changer la constitution

« Je suis contre la révision et/ou la modification de la constitution. Je vais voir un Président qui quitte calmement après la fin de son mandat, alternance oblige » : me dira Monsieur Nathan, étudiant en économie sous un ton ferme. Lui il voit derrière toutes ces manœuvres, l’intention d’un Président de se maintenir au Pouvoir. Ce que, la révision de celle-ci profite plus à l’actuel gouvernement.

Quelqu’un me rappel un fait. Dans la constitution de la RDC, il n’est pas autoriser de réviser les articles 70 et 71. Mais si les députés veulent, ils peuvent rédiger une autre constitution et la soumettre au peuple pour approbation par referendum. C’est aussi une voie de contourner l’article 220. Voilà pourquoi lui il appel à la vigilance de la part de la population de ne pas céder aux manœuvres des politiciens et de bien faire entendre leurs voix.

D’autres interpellent les députés de bien jouer leur rôle et de ne pas être complice du malheur du peuple. Réviser certains articles, oui. Car les situations sociaux économique sont dynamique et évoluent. Mais ne trouvent pas opportun de toucher aux articles portant nombre et la durée des mandats.

certains étaient eux d’avis favorable. Selon eux, si l’actuel Président est encore avouer par le peuple au travers ses représentants, il peut toute foi se représenter aux élections de 2016 en révisant les articles 70 et 71. Mais à la question de vouloir savoir de qui provient cette constitution verrouiller en certains endroits.   Ils n’ont pas pu trouver des réponses.

Je tiens à rappeler qu’aucun membre du Gouvernement n’a déjà évoqué officiellement cette optique de réviser ou de changer la constitution. Mais ces rumeurs circulent déjà et tout observateurs averti doit déjà sentir qu’il y a ces intentions la dans le mental des certaines personnes. C’est aussi en ces termes que certains partis d’opposition s’agitent déjà. La politique étant trop dynamique, je me réserve de tirer des conclusions, et laisse le temps faire son job. La vérité est que 2016 s’annonce très mouvementer en RDC, wait and see.

Et Vital Kamerhe ne sera pas a Goma ce vendredi 07 fevrier 2014

Le Podium vide

Le Podium vide

De l’autre cote à Goma au stade Afia, le Charismatique Vital Kamerhe est attendu par la population pour un meeting dans la mi-journée. Vers 9heures (heure locale), le stade à moitié plein, podium déjà bien rangé, le dehors de l’aéroport international de Goma inondé par des sympathisants de l’Union pour la Nation Congolaise; parti cher à Vital Kamerhe et on pouvait apercevoir des drapelets de l’UNC sur les motos, bus et camions.

14heures (heure locale), la population s’impatiente, certains quittent déjà le stade sans savoir exactement ce qui cause le retard du visiteur. Plusieurs rumeurs couraient déjà depuis le matin sur le déguerpissement de Vital Kamerhe de son bureau officiel, un possible débarquement de ce dernier des avions des certaines compagnies aérienne après une éventuelle interdiction du vol de son avion avec sa suite, etc.

Le stade se vide deja, la population est impatiente et a l'ecoute des rumeurs

Le stade se vide déjà, la population est impatiente et a l’écoute des rumeurs

Il faudra attendre Mr Richi, le Secrétaire particulier de Vital Kamerhe pour avoir la version officielle de l’Absence sur ce beau podium de Vital Kamerhe. Le secrétaire prenant la parole, il commencera par ces mots en swahili mais que je traduit en français : « Bonjour les enfants de Goma, c’est trop triste ce qu’on est en train de voir dans ce Congo…trop c’est trop…moi je pense que nous sommes au moment où les gens vont marcher sur les cadavres des congolais…nous allons mourir et ceux qui vont rester vont toujours servir le Pays… », un discours très émotif, mais vivement accueilli par la foule qui était impatiente de tout savoir.  Il a affirmé ne pas savoir le pourquoi du débarquement de Vital Kamerhe de son avion a l’aéroport de Ndolo mais aussi de son refoulement de son bureau officiel par les policiers très tot le matin sous ordre du Général Kaniama de la Police Nationale Congolaise donnant a Vital Kamerhe un préavis de 30munites pour quitter une maison qu’il occupe depuis plus de 10ans maintenant..

La Population ecouter la verite par un membre de l'UNC sur la non venue de Vital Kamerhe

La Population écouter la vérité par un membre de l’UNC sur la non venue de Vital Kamerhe

La Population sur le lieu se posait des multiples questions mais sans trouver des réponses : Pourquoi le débarquement de Vital Kamerhe de son avion ?? Est-ce réellement il a été débarqué ou il a fait rater son voyage juste pour peser sa cote de popularité comme l’affirme le porte-parole du Gouvernement Mr Lambert Mende ? Si, c’est vrai il a été débarqué de son avion sous ordres des autorités telles qu’a dit son secrétaire, que bénéficierai ces autorités ? Le dossier est à suivre encore ce dimanche car probablement il a reporte son voyage pour ce dimanche, mais en entendant son procès contre Wivine Moleka continue toujours…de l’autre cote il se passe des choses pas vraiment claires et 2016 s’annonce chaude…..